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Archive de la catégorie QUARTIER OUEST

Une gêne liée à la déviation des trains

Les travaux sur le réseau ferroviaire du port induisent une gêne pour le quartier.

Les riverains de Laleu et La Pallice, et particulièrement ceux vivant aux abords de la voie ferrée connectée au port, peuvent s’attendre à un accroissement de la gêne occasionnée par le trafic ferroviaire. En effet, pour mener à bien des travaux de modernisation du réseau ferroviaire situé dans son enceinte, Le Grand Port maritime va dévier les convois sur cette voie. La perturbation est annoncée pour trois mois, à compter du 6 février prochain. À cette date, le Grand Port maritime va lancer la réfection totale de trois passages à niveaux situés à hauteur du port de service et du quai Lombard. Conséquence : la circulation sera fermée à la circulation des trains sur ce secteur durant trois mois. D’où leur déviation par la boucle traversant les quartiers de Laleu et La Pallice. La direction du port fait savoir que « conscient de la gêne occasionnée par ce report provisoire de trafic, le port a organisé le chantier dans le but d’en limiter au maximum la durée.”

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Sud Ouest, Vendredi 3 Février

Respire se manifeste à nouveau

L’association de défense du quartier appelle à dire non à une nouvelle implantation .

Tout en se disant « pas hostile au développement industriel » de la ville, comme elle le précise dans son courrier, l’association Respire a trouvé un nouveau sujet d’inquiétude.

Après les cuves de carburant, le centre de broyage Holcim en cours de construction (où un accident est survenu hier soir, lire en page 13), ces habitants de la Pallice s’opposent au projet EnviroCat Atlantique. Cette société veut installer un centre de production d’un carburant biodiesel (présenté dans « Sud Ouest » du 28 décembre).

Ils ont écrit clairement hier, dans une lettre ouverte au préfet, envoyée aussi au député-maire de La Rochelle, Maxime Bono, et à la presse.

Une opposition « au nom de la sécurité des habitants », défendent ces militants. « Les matières premières stockées et utilisées dans ce futur atelier de fabrication sont deux produits extrêmement dangereux », plaide l’association.

Manifestation dimanche Il s’agit du méthanol et du sodium métal, « élément très réactif qui réagit violemment avec l’eau en produisant une explosion et ne peut être éteint qu’avec du sable », insiste Respire, qui a rencontré les promoteurs de ce catalyseur au début du mois dernier.

Selon eux, « l’installation de cette nouvelle entreprise près des silos de la Sica Atlantique […] et d’un stockage bientôt classé Seveso seuil haut, est déraisonnable », développent les opposants, s’inquiétant aussi des conséquences d’un nouvel « incident climatiques type Xynthia sur de tels équipements.

Pour toutes ces raisons, l’association demande à Mme Le préfet d’appliquer « le principe de précaution sur le projet EnviroCat ».

En attendant une décision, l’association appelle à manifester dès ce dimanche 29 janvier, à 10 heures, à la Pallice, jour de marché important du quartier.

L’an passé, les militants avaient réussi à mobiliser autour de leur cause en centre-ville de La Rochelle.

Stéphane Vacchiani ( Sud Ouest Mercredi 25 Janvier)

Association Respire

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Scènes ouvertes

Des scènes ouvertes ont lieu à la Pallice et à Villeneuve-les-Salines. L’occasion de présenter des compositions ou de faire un bœuf.

«Il n’y a pas trop de monde. Si on se rate, c’est pas très grave. » Victor, bassiste en herbe, est adepte - sans le savoir - de la méthode Coué. En ce mardi soir, il se rassure avant de se lancer sur scène avec son groupe, les Doweeds. Quatre copains de 15 ans qui jouent « de la pop rock un peu funky ». Et surtout, quatre adolescents prêts à présenter leurs titres devant la vingtaine de personnes présentes à la Maison de la voix pour la soirée scène ouverte.

Un petit auditoire, surtout composé de… leurs semblables. « L’idée est de jouer différemment. Quand on répète dans son coin, on a tendance à se scléroser. Ici, le public est surtout composé de musiciens, il y a un échange. C’est un lieu d’entraînement où on peut jouer librement. C’est pas comme un concert, ça peut partir en improvisation. Donc c’est moins fluide, mais au moins il n’y a pas de stress », assure Michelle, fondatrice de ces rendez-vous bimensuels avec Sylvain, son compagnon. Tous deux font partie de l’association organisatrice Les Quelconques, qui est aussi le nom de leur groupe.

Complémentaires

Cela fait maintenant cinq ans qu’ils organisent ces soirées. « On répétait toutes les semaines chez nous. Et puis on est allés à la scène ouverte du Collectif des associations de Villeneuve-les-Salines, pendant l’hiver 2006, à leurs débuts. On a trouvé ça super sympa. Et comme nous habitons la Pallice, on a décidé d’importer le concept dans notre quartier », poursuit Michelle.

Aujourd’hui, c’est la Pallice certains mardis, Villeneuve certains jeudis. Mais entre les deux associations, point de concurrence. Elles sont même plutôt complémentaires. Côté Quelconques, les amateurs se retrouvent dans une petite salle et chacun peut passer à l’improviste. Côté Villeneuve, une grosse scène attend les aficionados du son, avec 200 sièges face à eux et un animateur de marque, le musicien professionnel Paulo Lucazzo. Et il est nécessaire de s’inscrire au préalable, pour des questions d’organisation.

Improvisation

« J’ai connu les scènes ouvertes à Villeneuve, puisque j’y habite. Personnellement, je n’osais pas me lever de ma chaise pour aller jouer, c’est impressionnant ! À la Pallice c’est plus petit et cela semble plus facile de se lancer, d’autant que la scène n’est pas surélevée », assure Didier, 49 ans.

Joueur de djembé autodidacte, il vient frapper sur sa percussion au rythme de ses envies. « J’aime bien faire un bœuf, improviser », conclut Didier. « C’est les meilleurs moments. Il y a des flops, des morceaux complètement ratés, tout comme des merveilles qu’on n’écoutera qu’une seule fois », ajoute Michelle.

Les scènes ouvertes de Villeneuve ont justement évolué pour faire émerger la créativité de chacun. « Avant, nous les faisions tous les mois. Mais comme les gens rejouaient un peu les mêmes choses, ce sera désormais une fois tous les deux mois. Et puis nous avons décidé d’instaurer des thématiques, pour retrouver l’esprit ”bœuf”. On va voir si ça fonctionne », explique Hervé Aubin, animateur au Collectif des associations.

Sud Ouest - Jeudi 19 Janvier 2012

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Vendredi 20 Janvier à La Pallice

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Marc Bienne au Café Populaire jeudi soir

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Jeudi soir apéro-concert à partir de 18h30 au Populaire avec Marc Bienne, chanson française à découvrir avec accompagnement guitare et violon

Conférence Lundi 16 Janvier à La Pallice

Les ondes au quotidien.

Lundi 16 Janvier à 18h30 à la salle des fêtes de La Pallice.

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Troc casseroles : Rendez-vous le 28 janvier !

Le samedi 28 janvier, les partenaires de l’Atelier Santé Ville organisent à
La Fraternité une journée de solidarité et de rencontre. Intitulée « Troc
casseroles et petit matériel de cuisine », cette manifestation pose un
principe simple : chacun peut déposer et/ou prendre un ou des objet(s) en
lien avec la cuisine… De la casserole à la cuillère en bois, en passant par
le livre de recettes, les habitants des quartiers ouest (de Mireuil à La
Pallice) sont invités à se mobiliser pour partager ce temps d’échanges,
fédérateur en cette période de crise… A noter également, cette idée simple
et solidaire sera accompagnée d’un espace d’accueil où l’on pourra se
réchauffer autour d’un café ou d’une soupe.

Entrée libre et gratuite

Rens. La Fraternité, 05 46 43 25 27
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Nicolas Gauthier : « Une démarche d’ouverture »

Le président du directoire du Grand Port maritime de La Rochelle se projette sur 2012.

« Je souhaite avant tout que l’on puisse poursuivre la démarche d’ouverture du Grand Port maritime de La Rochelle dans toutes ses composantes. Bien entendu, cela va avec un dialogue social de qualité, comme il l’a été en 2011, avec huit mois sans grève.

On ne va pas revenir sur La Sirène, et sur la préparation du nouveau bâtiment à cheval sur le port et le quartier de la Pallice, et qui va nous permettre de mieux accueillir nos invités, avec une ouverture sur nos activités.

Et puis, une troisième composante de cette démarche : une ouverture sur notre développement durable, avec un dialogue dense avec les élus, les associations professionnelles, les associations de riverains.

S’il faut formuler un second vœu, c’est le retour à une situation économique plus stable. Notre activité est liée à la situation mondiale. Nos fondamentaux sont solides, mais il y a des grosses incertitudes sur l’économie mondiale.

C’est important pour le développement du trafic de marchandises et le développement du port, avec un objectif clairement affiché en 2012 de passer devant le port de Rotterdam. Ce port est à 400 millions de tonnes, nous sommes à 8,5 millions… Il reste une petite marche à franchir pour faire mieux que les Néerlandais. Là, je plaisante. »

Sud Ouest le Mardi 3 Janvier 2012

Un avenir pour l’ancien dépôt des essences

La société EnviroCat Atlantique se lance dans la production d’un composé chimique entrant dans la fabrication du biocarburant. Site choisi : l’ancien dépôt des armées.

L’énoncé qui figure sur la plaquette de présentation ne va pas par quatre chemins. On peut lire que le « projet EnviroCat Atlantique » est une « contribution au développement durable à La Rochelle ».

Si l’on considère que la production de carburant biodiésel s’inscrit dans une telle perspective, alors « oui », la plaquette dit vrai. Sinon, on se contentera d’observer une communication bien ficelée.

De quoi s’agit-il ? Construire un atelier de production de méthylate de sodium, sur le site des anciens dépôts de carburants des armées, à la Pallice. Le groupe savoyard Alkaline et le Rochelais SISP (filiale de Sica Atlantique) scellent ici leur coopération dans une filiale nommée EnviroCat Atlantique. Les demandes de permis de construire ont été déposées les 7 et 12 décembre derniers (1).

C’est alors qu’un représentant d’un cabinet spécialisé en communication industrielle a pris son bâton de pèlerin pour rencontrer des représentants d’associations de défense (Respire, Nature environnement), du Grand Port maritime, des mairies des Nieul-sur-Mer et de Rivedoux. Manière de tirer des leçons de transparence des épisodes Picoty et Holcim ? L’avenir dira si la démarche a su convaincre.

25 000 tonnes par an

Mais, quèsaco le méthylate de sodium ? Un composé chimique sans lequel les huiles végétales et (ou) animales ne peuvent être transformées en biocarburant. Le communicant, Emmanuel Beaurepaire a un mot pour le qualifier : c’est un « catalyseur ».

Il souligne que 15 à 17 kilos sont nécessaires pour produire une tonne de biodiésel. Le site sera dimensionné pour une production annuelle de 25 000 tonnes de « catalyseur ». Ce modèle industriel est situé au plus près des producteurs de biodiésel qui sont implantés à Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique), Chalandray (Vienne), et Bassens (Gironde).

Où EnviroCat se détache nettement du peloton, c’est dans son procédé de fabrication. Il renonce au mercure qu’emploient en Allemagne les deux seules usines existantes en Europe.

Et cela tombe plutôt juste, une courte navigation sur le Net informant d’un échange au Parlement européen sur le sujet. Les députés déploraient l’émission dans l’air et l’eau de 50 kilos de mercure résultant de la production de méthylate de sodium. Au regard de la toxicité de ce métal lourd, le Conseil des ministres de l’Environnement invitait les États membres à considérer les conversions vers des technologies sans mercure. Nous étions en mars dernier. EnviroCat s’inscrit donc dans cette nouvelle logique.

Emmanuel Beaurepaire ajoute : « la sécurité est une priorité absolue dans ce projet. » Les premières habitations de la Pallice sont à 500 mètres et le site est localisé aux franges du quartier les plus proches des installations portuaires de la Repentie. Le risque principal, c’est l’incendie : les installations sont équipées d’un système d’extinction automatique. « Il n’y a pas d’extension significative des zones de dangers existantes. »

Sodium métal et méthanol

Pour produire du méthylate de sodium, que faut-il ? D’abord du sodium métal. C’est la spécialité d’Alkaline, il arrivera de Savoie par la route. Dix camions par jour pour atteindre les besoins du site. L’option transport par le rail n’est pas écartée.

Du méthanol entre aussi dans la recette. Son stockage sur le site réclamera un classement en seuil haut selon la directive Seveso 2. Un produit qui arrivera par cargo et rejoindra le site par le pipeline, qui le reliera au terminal pétrolier du môle d’escale. L’équivalent d’une dizaine de navires par an.

Les opérateurs annoncent aussi la création de 12 emplois directs sur le site, et 20 indirects « confirmés par les transporteurs et les prestataires locaux ». « Nous voulons créer un courant positif autour du projet, souligne Emmanuel Beaurepaire. Sica Atlantique a parfaitement conscience du contexte local, aussi, tout ce qui pouvait être pris en compte par rapport à l’inquiétude et à des remises en cause sur la sécurité l’a été. » Les premiers kilos de méthylate de sodium sont annoncés pour 2013.

(1) La demande de permis de construire de l’atelier précède celle du permis de construire les stockages

Sud Ouest Mardi 3 Janvier 2012

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